Je vis en Seine-et-Marne, et à chaque fois que je fais les courses au supermarché, c'est le même constat : tout passe par des intermédiaires, des marges qui s'empilent, des circuits qui rallongent les trajets et raccourcissent la fraîcheur. Et chaque fois, je suis choquée.
J'en viens même à changer de menu selon ce que je vois en rayon — pas par envie, mais parce que la marge ne correspond jamais à la qualité proposée. Faire le marché avec les enfants après une semaine à courir partout ? Impossible, sans même compter le temps de route. Et je ne suis pas une habituée de la boucherie — à tort, peut-être.
Alors, forte de mon expérience professionnelle dans les achats et l'approvisionnement chez un grossiste, et des contacts que j'y ai noués, j'ai décidé de réfléchir à une solution. Rungis n'est qu'à quelques kilomètres de chez nous — le plus grand marché de produits frais d'Europe, et pourtant, presque personne dans nos villages n'en profite directement.
« Et si je faisais simplement le trajet, pour que vous n'ayez plus à le faire ? »
C'est de cette question toute simple qu'est né Le Panier de Gaïa. J'achète directement auprès de producteurs locaux et nationaux, acteurs majeurs des filières volailles et viandes, en sélectionnant moi-même les meilleurs d'entre eux et les meilleurs produits — comme le ferait n'importe quelle famille qui a la chance d'avoir un boucher de confiance au bout de la rue. La différence, c'est que ce boucher, c'est nous, et la rue, c'est tout un territoire rural qu'on a décidé de ne plus laisser à l'écart.
Le Panier de Gaïa, ce n'est pas une promesse marketing de plus sur le "local" et le "fait maison". C'est une logistique très concrète : zéro stock, des commandes passées à l'avance, des produits achetés au juste volume, et livrés chez vous dans les heures qui suivent leur réception. Pas de surplus jeté, pas de produit qui traîne en chambre froide pendant des semaines.
Flavie